Depuis un an, le travail à distance est un enjeu stratégique pour toutes les entreprises. Selon la culture, la maturité ou l’ambition de celles-ci, plusieurs options sont possibles et les entreprises vont devoir choisir où positionner le curseur télétravail.

Dans cette série d’articles, nous vous présentons cinq scénarios pour aider les entreprises à se situer et engager leur transformation.

SCÉNARIO 1

LE 100% BUREAU

Dans ce premier scénario, les dirigeants imposent à leurs collaborateurs de venir au bureau tous les jours. Le télétravail reste ex-cep-tion-nel.

Et oui, cela paraît incroyable en 2021, et pourtant …  Il y a encore des entreprises qui obligent leurs collaborateurs à venir au bureau.

Généralement ce sont les mêmes, qui pendant le confinement et malgré les recommandations gouvernementales ont refusé le télétravail à leurs collaborateurs et imposé des passages obligés au bureau à temps plein. Une enquête du gouvernement, réalisée par Harris Interactive en novembre dernier, évaluait à 15% le nombre d’entreprises qui qui ne suivaient pas les directives du gouvernement. 

Les raisons de ces freins ? 

Les dirigeants de ces entreprises ont des craintes sur l’efficacité et la productivité des personnes en télétravail. Habitués à un management de proximité (parfois présentéiste) et une culture de l’oral, ils ne se projettent pas dans une organisation du travail basée sur plus de liberté dans le choix du lieu de travail, d’autonomie, d’échanges à distance bien souvent asynchrones. 

Ils craignent également une perte de lien social lié au télétravail. Celle-ci est bien souvent exacerbée par les retours mitigés de collaborateurs d’autres entreprises ayant vécu le télétravail dégradé à 100% en mars et avril 2020.

En effet, 4 personnes sur 10 déclarent avoir souffert d’isolement pendant les différents confinements. (mais dans des conditions de télétravail inhabituelles, rappelons-le !!)  

Quel avenir pour le 100 % Bureau ? 

Parmi les Français qui ont télétravaillé durant le confinement, une large majorité (75%) souhaite continuer l’expérience au cours des prochains mois (enquête Capital / Yougov – novembre 2020).

Bloquer totalement l’accès au télétravail risque de très rapidement s’avérer contre-productif. Les revendications des salariés dont les métiers seraient éligibles et des représentants syndicaux vont se renforcer. A plus long terme, c’est un sujet d’attractivité et de rétention des talents qui va s’ouvrir.  

Toutefois, le confinement a permis de faire basculer le jugement d’un nombre important de décideurs et de managers. Ceux qui avaient des doutes sur le travail à distance, et qui ont dû le mettre en place dans l’urgence se sont rendus compte que le télétravail fonctionnait.

Ainsi 76 % des dirigeants ont constaté que le télétravail permettait de gagner du temps et 72 % d’entre eux font désormais davantage confiance à son potentiel qu’avant la crise (enquête réalisée par Infopro Digital Études pour Bodet Software et L’Usine Nouvelle – octobre 2020).

Il y a donc fort à parier que le scénario 100% bureau va rester marginal à l’issue de la crise. Il représentera vraisemblablement 5 à 10% d’irréductibles entreprises, qui risquent d’être rapidement dépassées par leurs concurrents ayant mis en place des dispositifs plus souples, plus attractifs et plus efficaces pour les collaborateurs.  

 

Lire notre article COMMENT RÉUSSIR LA MISE EN PLACE DU TÉLÉTRAVAIL

 

 

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