En Chine, l’actu de la rentrée 2010 n’était ni le prix des cartables, ni évidemment l’agenda législatif du pays. C’est un embouteillage de plus de 100 kilomètres de long, aux alentours de Pékin, qui faisait la une des journaux. Après dix jours de blocage, les autorités déclaraient que le bouchon « ne devrait pas se résorber avant un mois et demi ».
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Toute ressemblance avec « L’autoroute du Sud » de Cortazar est totalement fortuite. Pourtant, en 1966 l’écrivain décrivait déjà un embouteillage monstre où l’on faisait connaissance, jouait aux cartes, construisait une économie locale, tombait amoureux…

Dans le pays de Mao, la fiction est devenue réalité. Sur l’autoroute de Pékin, les conducteurs devaient donc s’attendre à passer 5 jours en moyenne sur le bitume. Quel délire, isn’t it ? N’oublions pas cependant qu’un Parisien passe en moyenne… 10 jours par an bloqué sur le périphérique ou autre bretelle d’autoroute !

« La situation s’est finalement améliorée. Je ne sais pas pourquoi », déclarait, perplexe, une employée de station-service, quelques jours plus tard. Personne ne semble savoir, pas même Cortazar. A défaut de comprendre, pourquoi ne pas tenter de prévenir ce type de problème en télétravaillant ? A Paris tout du moins…

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