Mais comment faisait-on avant que ne soit inventé le coworking space ? Ou que les centres d’affaires ne nous ouvrent leurs portes ? Nous utilisions les hôtels. Et les utilisons aujourd’hui plus que jamais.

Submergés par des millions de nomades assoiffés de café et de wifi, les hôteliers ont dû s’adapter. Exit le sordide Business Center depuis lequel on envoyait un fax. Adieu la salle de réunion et son éclairage au néon.

L’heure est au Tiers-lieu, ce lobby-lounge permettant de travailler et de se détendre. Revue par LBMG Worklabs des principales initiatives « nomades » qui ont marqué le monde hôtelier ces dernières années.

 

CITIZEN M


En 2008, le Citizen M d’Amsterdam lance un gros pavé dans la mare avec un lobby intégrant sans complexe la situation de travail. Une table de réunion dans le hall d’entrée ? Des bureaux dans le salon? Un câble Ethernet dans la cafétéria ? Citizen M intègre avec brio tous ces éléments dans un environnement unique et branché, lui valant le prix du « Trendiest Hotel in the World » de Trip-Advisor.

 

THE SPACE – HILTON

Deux ans plus tard, Hilton inaugure outre manche « The Space  », espace mutualisant bar, restaurant et lounge. Ici, c’est l’ambiance club et feu de cheminée qui prévaut, avec un positionnement résolument 45-55 ans. Et un accent sur la technologie, en partenariat avec Vodafone : photocopieurs, écrans plasma et autres services high-tech côtoient les boissons sur la carte de l’hôtel.

 

MERCURE & NOVOTEL


A la même époque, la chaîne Accor lance deux initiatives. La première aux Pays-Bas, où cinq hôtels Mercure aménagent des aires de travail à l’intérieur de leurs lobbies, avec un accès tarifé à l’heure. La deuxième, en France, où la marque Suite Novotel fait une proposition osée aux nomades : travailler dans une suite, pour 49€ la demi-journée. A ne pas confondre avec le Day-Use de 5 à 7.

 

LINK CAFE – SHERATON


Il faut attendre 2011 pour qu’une autre chaine, Sheraton, prenne également position sur le créneau des nomades. Cette fois, il s’agit de combiner l’offre de l’ancien business center avec une franchise Starbucks, sur un espace restreint. Parfois payant, parfois pas, composé de cuirs noirs et de bois nobles, le Link Café s’adresse aux travailleurs itinérants de 1ère classe.

 

THE HUB – HOLIDAY INN


C’est en 2011 également qu’Holiday Inn lance à Atlanta le Hub.  Comme au Hilton, les murs sont abattus pour mutualiser les différents espaces. On peut désormais y boire un café en jouant à la Wii, ou manger devant un ordinateur. Plus familial que le Sheraton, moins trendy que le Citizen M, Holiday Inn transforme ses lobby en une quasi-maison pour des clients moins fortunés.

 

BISTRO – COURTYARD

En 2011 toujours, Marriott inaugure son nouveau lobby, le Bistro.  Si l’offre est maintenant moins innovante (café Starbucks, espaces mutualisés, wifi et prises à volonté…), le marketing est plus travaillé : touch-screens géants, tables dites « communales », espaces de démonstration dans les aéroports, snacking à prix cassés… On s’y perd d’ailleurs un peu dans cette effusion de ciblages marketing.

 

QUELS HÔTELS DEMAIN ?

Un moment tentés de fermer la porte aux nomades, les hôtels souhaitent désormais prendre soin de ces squatteurs qui pourraient être les clients hébergés de demain. Mais la diversité des offres, des discours et des conditions d’accès révèle l’hésitation des hôteliers sur la façon de procéder.

Sans doute cette hésitation vient-elle du fait que satisfaire le nomade constitue un nouveau métier pour l’hôtellerie. Si ce métier était assumé, les hôtels penseraient à installer des cabines dans leur lobby, et ainsi répondre à un besoin élémentaire du nomade : passer un coup de fil.

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